Publié par Le Monde

Le directeur général de la compagnie franco-néerlandaise a emporté l’adhésion quasi unanime des actionnaires lors de l’assemblée générale du groupe, qui s’est tenue mardi 28 mai.
Refaire d’Air France-KLM « le champion européen du transport aérien » : c’est avec ce credo que Ben Smith, directeur général de la compagnie franco-néerlandaise, a emporté l’adhésion des actionnaires, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, organisée mardi 28 mai.

Le patron canadien d’Air France-KLM a vu son mandat de quatre ans validé à 99,58 %. Sa rémunération a également été confirmée par les actionnaires (82,12 %). M. Smith touchera ainsi jusqu’à 4,25 millions d’euros par an, soit plus de trois fois celle de son prédécesseur Jean-Marc Janaillac, qui avait démissionné le 4 mai 2018 à la suite du rejet de son projet d’accord salarial.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Air France-KLM : Ben Smith obtient les pleins pouvoirsAvec cette forte hausse de rémunération, M. Smith parvient presque à se hisser au niveau des dirigeants des autres compagnies européennes – IAG, maison mère de British Airways, et Lufthansa –, selon Anne-Marie Couderc, la présidente non exécutive d’Air France-KLM.

Désormais bien installé aux commandes, le directeur général va pouvoir s’atteler à la relance de la compagnie aérienne, notamment grâce au rétablissement du dialogue social avec toutes les catégories de personnels.

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a annoncé lundi, à la veille de l’assemblée générale, être « volontaire pour négocier avec la direction le développement de Transavia », la filiale à bas coûts d’Air France. L’objectif de la direction et des pilotes est de faire sauter le seuil des quarante avions qui circonscrit le développement de Transavia France.

Aujourd’hui, cette limite, fixée à quarante appareils, est presque atteinte puisque la low cost compte déjà une flotte de trente-huit avions. La condition pour parvenir à un accord est d’uniformiser les contrats des pilotes d’Air France et ceux de Transavia France pour obtenir un contrat unique. Plus grand-chose ne s’oppose à cette mise en œuvre, car, comme le disent les pilotes, les contrats sont aujourd’hui très proches.

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