Les Affaires par Pierre Théroux | 21 mars 2017

Forte d'une accélération amorcée au second semestre l'an dernier, la croissance économique s'annonce plus vigoureuse que prévu au Canada en 2017.

L'impact du plan de relance du gouvernement fédéral, jumelé aux effets bénéfiques sur l'économie canadienne de la hausse des matières premières observée ces derniers mois, incite les économistes de Desjardins à relever leurs prévisions de croissance, de 1,9% à 2,2%.

Les consommateurs mettront aussi l'épaule à la roue. En tenant compte de la bonne progression du marché du travail et de la récente remontée de la confiance des ménages, «les conditions sont réunies pour que les dépenses des consommation poursuivent leur ascension dans les trimestres à venir», fait valoir Desjardins.

Les incertitudes liées au protectionnisme américain et à l'avenir de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sont cependant toujours présentes et pourraient inciter les entreprises à la prudence, selon Desjardins. Une récente enquête de Statistique Canada démontre d'ailleurs que les perspectives d'investissements privés demeurent limitées pour 2017. Aussi, «la réforme fiscale promise par Donald Trump pourrait nuire à la compétitivité des entreprises canadiennes».

Hausse des taux en 2018
  
La bonne performance de l'économie canadienne et la remontée de l'inflation devraient inciter la Banque du Canada à hausser les taux d'intérêt, à l'été 2018. «La première hausse des taux directeurs canadiens pourrait être annoncée un peu plus tôt que ce que nous anticipions précédemment, soit en juillet 2018. D'ici là, le creusement des écarts entre les États-Unis et le Canada devrait défavoriser le huard», estiment les économistes de Desjardins.
 
Au Québec, même si l'économie repose sur des bases plus solides depuis quelques mois, sa croissance devrait être similaire en 2016 et 2017, à 1,7%, et de 1,5% l'an prochain. Ce rythme sera maintenu grâce à la contribution des consommateurs et des investissements publics, explique Desjardins, précisant que les politiques commerciales de l'administration Trump pourraient aussi nuire à la relance des investissements des entreprises québécoises.
 
Les économistes de Desjardins ont revu à la baisse les prévisions de croissance du PIB américain, de 2,5% à 2,2%, qui a déjà décéléré au dernier trimestre de 2016 et pourrait encore ralentir pour les trois premiers mois de 2017.
 
«La nouvelle administration tarde à mettre en place les promesses annoncées pendant la campagne électorale», explique Desjardins. Les restrictions à l'immigration et le projet de remplacement de l'Obamacare n'apportent pas d'eau au moulin de la croissance, alors que les dépenses publiques en défense et en infrastructures, de même que les baisses d'impôt, se font attendre, soulignent les économistes de Desjardins.

Lire la suite de l'article sur lesaffaires.com

Membres corporatifs

© 2019
Chambre de Commerce France-Canada. Site web propulsé par memboGo.