RCI | Paloma Martínez | mardi 17 avril 2018 I REUTERS/Benoit Tessier
 
Évoquant l’inclusion, l’égalité des sexes, l’environnement et le commerce international comme les principales valeurs défendues par son gouvernement, le premier ministre du Canada a prononcé un discours devant l’Assemblée nationale de la France, mardi, à Paris. 
 
Justin Trudeau est le premier premier ministre canadien en exercice à avoir parlé aux représentants français dans cette enceinte.
 
« Le Canada a choisi de contrer le cynisme en faisant preuve d’audace et d’ambition. Alors que de nombreux pays se définissent en s’opposant, le Canada, lui, s’affirme. Nous nous déclarons ainsi pour le commerce progressiste, pour la diversité, pour l’immigration, pour la protection de l’environnement, pour l’égalité des sexes, pour la règle de droit, pour la démocratie, pour l’égalité, pour la liberté. »Justin Trudeau, premier ministre du Canada
 
Justin Trudeau est à Paris pour une tournée européenne dans laquelle il a entre autres rencontré le président français Emmanuel Macron.
 
À l’issue d’une rencontre consacrée en particulier au climat, à l’économie et à l’intelligence artificielle, à l’Élysée, les deux dirigeants ont confirmé que Macron se rendra à Ottawa avant l’ouverture du Sommet du G7 organisé les 8 et 9 juin au Québec afin d’approfondir le travail bilatéral concernant ces sujets, entre autres.
 
« Notre dialogue est en plein essor et, sur le plan international, nous avons beaucoup de convergences », a dit le président Macron. « Nos relations ont profondément changé de nature, elles se sont approfondies à des niveaux remarquables », a ajouté le président, soulignant une volonté commune de défendre le multilatéralisme et une politique progressiste.
 
Lundi, les deux dirigeants semblaient tenir un message commun en faveur des échanges commerciaux entre les deux pays. Cela s’est aussi reflété dans le discours de M. Trudeau à l’Assemblée française puisque le premier ministre a défendu avec vigueur le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) devant les députés français.
 
« Posons-nous la question : si la France n’arrive pas à ratifier un accord de libre-échange avec le Canada, avec quel pays imaginez-vous pouvoir le faire? »Justin Trudeau, premier ministre du Canada
 
Les élus français doivent se prononcer sur cet accord à l’automne. Selon l’AFP, ce traité suscite de vives polémiques en France, où ses adversaires mettent en garde contre les risques sanitaires et environnementaux qu’il pourrait entraîner.
 
Après la France, M. Trudeau se rendra au Royaume Uni.

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