Mars 2018 - Tribune de l’ambassadrice du Canada en France, Madame Isabelle Hudon.

Rapprocher les personnes, unir encore davantage nos deux pays. Telle est sans aucun doute ma principale mission d'Ambassadrice. C'est justement pour cela que l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (l’AECG ou « CETA »), est l'une de mes priorités. 
 
Depuis son entrée en vigueur, le 21 septembre 2017, cet accord a jeté un véritable pont au-dessus de l'Atlantique. Réduction des coûts des marchandises, mobilité accrue des personnes, création d'emplois et de croissance : grâce à la multiplication des échanges, nos pays n'ont jamais été aussi proches.   
 
Qu’est-ce que le CETA ? C’est d’abord la promesse d’une augmentation de 20 à 25 % du commerce bilatéral entre la France et le Canada grâce à une baisse des droits de douane, un meilleur accès aux marchés publics, la facilitation des procédures douanières, des certifications et de la mobilité temporaire des travailleurs. Plusieurs secteurs vont bénéficier de cette entente : l’agro-alimentaire bien sûr, mais aussi, les cosmétiques, l’industrie mécanique et automobile, le textile ou les produits pharmaceutiques. Concrètement, en France, la ratification du CETA se traduira par un milliard d’euros d’exportations supplémentaires par année et la création de 10.000 emplois.  
 
Le CETA, c’est aussi un accord qui protège nos consommateurs et nos citoyens. Non, le bœuf aux hormones n’est pas permis par le CETA. Non, le CETA n’autorise pas d’OGM. Non, le CETA n'entraînera ni la mort des campagnes françaises, ni le règne des multinationales. Ce traité réitère explicitement le respect de nos souverainetés respectives, nos modèles sociaux, nos règlementations environnementales et sanitaires strictes; toutes ces valeurs que nous partageons. 
 
Avec le CETA, nous avons imaginé un accord progressiste. Car nous, France et Canada, regardons dans la même direction. Climat, multilatéralisme, droits de la personne et des travailleurs, égalité des genres : nos ambitions sont communes. Il n’y a pas, aujourd’hui, deux pays plus proches que la France et le Canada pour la promotion de ces valeurs sur la scène internationale.
 
C’est pourquoi, depuis mon arrivée en novembre 2017, j’ai ouvert un dialogue avec les Françaises et les Français à ce sujet. À Paris comme lors de mes déplacements en région, j’accepte volontiers de rencontrer les citoyens et de discuter avec toutes et tous, y compris ceux qui se questionnent sur les bénéfices du CETA. Mais je suis également décidée à mettre toute mon énergie pour porter, en France, cet accord qui nous ressemble et nous rassemble.

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