Finance et Investissement - 17/01/2017

L'incertitude engendrée par l'arrivée au pouvoir de l'équipe de Donald Trump aux États-Unis rend difficile toute prédiction quant à la performance de l'économie mondiale cette année, a dit lundi le Fonds monétaire international, mais le Canada devrait connaître ces deux prochaines années une meilleure croissance qu'en 2016.
 
Le FMI calcule que l'économie canadienne a progressé de 1,3 % l'an dernier. L'organisme mise en outre sur une croissance de 1,9 % du produit intérieur brut canadien tout au long de 2017, et sur une croissance de 2,0 % en 2018. 
 
L'estimation que fait le FMI de la performance du Canada en 2016 est plus élevée que celle qu'il anticipait en octobre, lorsqu'il avait dit miser sur une augmentation annuelle de 1,2 % du PIB canadien. Sa prévision pour 2017 est inchangée, tandis que celle de 2018 montre une hausse de 0,1 point de pourcentage. 
 
En comparaison, la prévision de la performance du Mexique a été révisée à la baisse de 0,6 point de pourcentage tant pour cette année que pour la prochaine, par rapport aux prévisions d'octobre, soit avant l'élection de Donald Trump, en novembre. 
 
La croissance du Mexique devrait dépasser celle du Canada pour 2016, avec un taux de 2,2 %, pour ensuite ralentir à 1,7 % en 2017 et 2,0 % en 2018, calcule le FMI. 
 
Le Mexique a souvent été la cible de commentaires du président désigné américain Donald Trump, qui a promis avant et depuis l'élection que les États-Unis construiraient un mur entre les deux pays. 
 
Lors d'une conférence de presse organisée lundi à Washington, le directeur de la recherche du FMI, Maurice Obstfeld, a estimé qu'il était trop tôt pour prédire quel serait l'impact de M. Trump sur les politiques américaines. Il a cependant admis que des perturbations importantes étaient possibles. 
 
« Les détails du dosage de la politique économique américaine ont de l'importance: à mesure que ces détails se préciseront, nous ajusterons notre prévision et notre évaluation des retombées », a expliqué M. Obstfeld. 
 
Selon la chef de la division des études économiques du FMI, Oya Celasun, la révision à la baisse des prévisions pour le Mexique était partiellement attribuable à la façon dont les marchés « semblent s'inquiéter de l'incertitude liée à la trajectoire future de la politique commerciale des Etats-Unis ». 
 
Aucun responsable du FMI n'a soufflé mot de l'impact potentiel des politiques américaines sur l'économie canadienne. 
 
Le Canada, comme le Mexique, est un partenaire des États-Unis dans l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). M. Trump a qualifié celui-ci de « mauvais accord » pour les États-Unis et a dit vouloir le remplacer. (...)

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