Un bilan concret depuis 2017
La Chambre de commerce France-Canada auditionnée à l'Assemblée nationale sur le CETA
Le 30 avril dernier, Gacia Kazandjian, Présidente de la Chambre de commerce France-Canada, était invitée à s'exprimer devant l'Assemblée nationale dans le cadre d'un débat avec invités extérieurs portant sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) : « Quels enseignements pour la politique commerciale de l'Europe et la souveraineté alimentaire ? »

La Présidente a rappelé que le CETA n'est pas un accord théorique : appliqué depuis 2017, il a produit des résultats mesurables pour les entreprises françaises.

Ces chiffres se traduisent concrètement par des projets industriels, des emplois et un renforcement de la présence française sur un marché stable et juridiquement sécurisé. Souveraineté alimentaire : des règles claires et maintenues Face aux inquiétudes exprimées sur la souveraineté alimentaire, la Chambre a tenu à rétablir les faits : le CETA ne modifie pas les normes sanitaires européennes. Aucun produit ne peut entrer sur le marché européen s'il ne les respecte pas. La concurrence agricole est strictement encadrée par des quotas négociés filière par filière, des règles d'origine strictes et un suivi assuré par des comités mixtes UE–Canada. Le véritable enjeu, tel que souligné dans l'allocution, n'est pas l'absence de règles, mais leur suivi, leur transparence et leur pilotage politique.
Le Canada, partenaire stratégique de la France
La Chambre a également mis en lumière la dimension stratégique de la relation franco-canadienne dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales. Le Canada est un État de droit, membre du G7, doté de normes sanitaires, environnementales et sociales comparables aux nôtres. Cette fiabilité prend aujourd'hui une valeur particulière. Deux exemples concrets l'illustrent :
L'uranium canadien, transformé et valorisé en France dans le cycle nucléaire civil, représente une ressource stratégique sécurisée auprès d'un partenaire de confiance.
Les minerais critiques, comme le lithium, le nickel, le cobalt et les terres rares, essentiels à la transition énergétique et aux technologies de pointe : le Canada dispose des ressources, la France du savoir-faire industriel et technologique. Ensemble, nous construisons des chaînes d'approvisionnement souveraines, traçables et sécurisées. Un cas d'école pour une politique commerciale plus exigeante
En conclusion, Gacia Kazandjian a présenté le CETA non pas comme un modèle parfait, ni comme une menace systémique, mais comme un cas d'école utile pour bâtir une politique commerciale européenne plus exigeante et plus stratégique.
La souveraineté alimentaire, industrielle et stratégique européenne ne se protège pas par le repli, mais par des règles fortes, appliquées, et par une coopération exigeante avec des partenaires fiables, comme le Canada.
C'est dans cet esprit pragmatique, fondé sur les faits et l'expérience du terrain, que la Chambre de commerce France-Canada entend contribuer aux travaux parlementaires.





